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Langue et praxis

10 février 2014

Langue et praxis

La collection langue et praxis se propose de diffuser des textes qui marquent des étapes de la réflexion praxématique et son dialogue avec les recherches contemporaines.

Numéros parus (format pdf) :

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Sont parus :

Introduction à l’analyse textuelle (R. Lafont, F. Madray) 1976/1984. L’Introduction à l’analyse textuelle a été éditée pour la première fois en 1976 par Larousse, dans la collection « Langue et Langage ». La mise en perspective des théories distributionnelle, transformationnelle, structurale, puissancielle, y aboutit à la constitution d’une nouvelle et cinquième linguistique, la praxématique, théorie matérialiste et dynamique de la production de sens. Six exemples d’analyses sont ensuite donnés ; à partir de la seconde, leur méthode est praxématique. Depuis 1976, théorie et méthode praxématiques ont été éprouvées, consolidées, élargies par un travail de recherche qui a donné matière à plusieurs publications.
Elles ont été largement enseignées et ont pris place dans le paysage de la linguistique contemporaine.
L’Introduction à l’analyse textuelle, par son caractère liminaire et la simplicité de l’exposé qu’on y trouvera, constitue à la fois un outil de travail utile et l’ouverture d’un nouveau champ d’études.
[ISBN : 2905397195], 194 p., 15,24 €

Concepts de la praxématique (J.M. Barberis, F. GardèsMadray, R. Lafont, P. Siblot), 1983.
L’utilité d’une terminologie praxématique est d’abord d’ordre pédagogique. Il s’est agi de mettre à la disposition de ceux qui s’intéressent à la praxématique un instrument pratique donnant un accès immédiat aux concepts utilisés. Dans une telle perspective, la présentation paradigmatique offre l’évident avantage d’un résumé théorique commode qui a toutefois pour contrepartie une dispersion arbitraire selon l’ordre alphabétique. On s’est efforcé de pallier l’inconvénient par un double système de renvois. Dans la définition succinte en tête d’article
aussi bien que dans l’éventuel développement qui la suit, les termes définis par ailleurs et nécessaires à l’intelligibilité sont signalés par un astérisque. Des corrélats désignent d’autre part les concepts les plus directement liés à celui concerné. Ainsi se dessinent de multiples réseaux qui constituent autant de stratégies possibles de lecture.
[ISBN 2905397322], 114 p., 9,15 € (épuisé)

Le dire et le faire (R. Lafont), 1990.
La réflexion linguistique de Robert Lafont, qui s’est développée au cours des vingt-cinq dernières années, s’ancre dans une critique des thèses structuralistes. Fortement inscrite dans son temps, elle s’accorde, depuis l’important impact de sa thèse La Phrase Occitane, à l’actualité des méthodes mais toujours sur un front de dépassement. Au carrefour de la sémiotique, de la sociologie, de la sociolinguistique et de la psychanalyse, Robert Lafont développe une interprétation dynamique des rôles dans l’échange langagier, des représentations et des conflits, qui donne aux recherches sociolinguistiques en domaine occitan et bien au-delà une réflexion originale. Sa démarche aboutit à l’élaboration d’une linguistique de la production sociale du sens : la praxématique. Linguistique de la parole, la
Praxématique réévalue le concept guillaumien de temps opératif en l’incrivant en matérialité,
ce qui permet l’analyse du dire en acte. Les articles réunis dans ce volume balisent les temps forts d’un recherche qui interpelle les problématiques linguistiques actuelles.
[ISBN : 290539739X], 349 p., 19,81 €

Langage et praxis (P. Siblot, F. MadrayLesigne éds.), 1993.
Le titre affiche sans ambage le principe qui fonde la praxématique. Comment penser le sens hors de l’expérience pratique à partir de laquelle l’homme élabore les représentations du monde qu’il verse au langage ? Peut-on continuer de tenir pour extralinguistiques les conditions au sein desquelles la parole est conçue et proférée ? Comment traiter les interactions sans intégrer les producteurs du sens qui, en le produisant, se constituent eux-mêmes en hommes de paroles ? Plus largement, comment ne pas inscrire le sens dans une anthropologie du langage ? Deux thèmes plus circonscrits ont été retenus pour aborder ces trop vastes questions.Le premier concerne les rapports entre Valeur linguistique et production de sens ; le second vise Le statut du sujet en linguistique.
[ISBN : 2905397659], 322 p. 18,29 €

Récit oral et production d’identité sociale (J. Bres), 1993.
Qu’est-ce qui se joue de l’identité sociale des sujets parlants dans leurs paroles quotidiennes ? À cette question bien trop générale, le présent ouvrage apporte des éléments de réponse, en s’attachant à l’étude de récits oraux produits en interview par la parole ouvrière. Une fois posé le rapport entre sens, identité et récit, est analysé comment se produit narrativement l’identité ouvrière, à travers le récit de lutte, dans son interaction avec l’interpellation carnavalesque, sous la pesée des stéréotypes sociaux. Le sujet, fait de langage, rejoue sa construction dans chaque acte de parole. C’est plus particulièrement vrai du récit : à travers les fragiles identités narratives nouées par la mise en intrigue, en relation avec le narrataire, le locuteur produit des images - sinon cohérentes du moins tendant vers la cohésion - de ce
qu’il a été à travers ce qu’il a fait, images auxquelles il s’identifie et sur lesquelles il
s’appuie pour conquérir son futur.
[ISBN : 2905397667], 225 p., 15,24 €

La ville - Arts de faire, manières de dire (J.M. Barberis éd.), 1993.
La Ville, les villes, l’urbain. Cette encyclopédie de savoirs pratiques, routines, perceptions, mémoires, représentations, paroles et textes : comment construit-elle son « sens » ? L’ouvrage aborde ce problème à travers plusieurs entrées : discours et vécu quotidiens-ce prétendument « banal » encore si mal connu-contacts de langues et conflits ethniques, ainsi que discours littéraire. Trois approches sont privilégiées : approche cognitive (les lieux, les cartes et les chemins), approche sociologique et sociolinguistique (la ville, arène sociale et marché linguistique), et analyse de discours (textualité de la ville : de l’écrit littéraire à
l’oral quotidien).
[ISBN : 2905397675], 203 p., 15,24 €

Il y a quelqu’un. La parole et le corps (R. Lafont), 1994.
Dans Le travail et Langue (Paris, Flammarion, 1978) Robert Lafont donnait de la praxématique un exposé en quelque sorte fondateur. Mais ce livre, tout en posant à la sortie de l’époque structuraliste les bases épistémologiques d’un réexamen d’ensemble de la question du langage, concentrait ses analyses sur le système de la langue. Il restait non seulement à déplacer, mais à inverser la vision du fonctionnement linguistique, en faisant de la parole sociale et du sujet parlant les cibles premières et insistantes de l’analyse. C’est ce que tente, quinze ans plus tard, alors que la praxématique est devenue une pratique et une recherche collectives, le livre Il y a quelqu’un. Une nouvelle fois, centre les réifications et les essentialisations, l’accent est mis sur l’activité vivante du locuteur. Les concepts nouveaux d’endothème, d’actualisation polyorganique, d’arthrômes et d’esthèmes permettent de saisir l’homme communicant sur les divers registres de sa production signifiante, dans la réalité des corps toujours présents au langage. On aboutit ainsi, par des procédures rigoureusement articulées, à une conclusion sur la conscience du monde et la conscience de soi propres au sujet humain.
[ISBN 2905397804], 340 p., 22,87 €

Le récit oral suivi de Questions de narrativité (J. Bres éd.), 1994.
Le récit oral, que l’on rencontre dans toutes les interactions de la vie quotidienne - principalement mais non exclusivement la conversation - apparaît comme une pratique langagière fondamentale. À travers lui est appréhendé le monde et mise en forme l’interaction sociale. Par lui le sujet se confirme en représentations spatiotemporelles et en autonomisation du linguistique. La transmission de la culture - suivant les civilisations - se fait massivement par l’acte narratif oral dans les différentes situations qu’il organise. C’est également par la mise en récit que se produisent, se vérifient, se reconduisent les différentes appartenances identitaires ; que se rejouent les rapports de place, les enjeux de pouvoir. Les différentes communications ici rassemblées traitent du fonctionnement du récit dans l’interaction verbale, de sa place et de sa fonction dans la vie quotidienne, de la production d’identités qu’il structure, de la mise en scène de la parole à laquelle il donne lieu. Qu’est-ce qui fait d’un récit un récit ? Questions de narrativité apporte des éléments de réponse - linguistique, sémiotique, psychologique, psychanalytique - sur la définition, l’acquisition, la production de la textualisation narrative.
[ISBN : 2905397810], 481 p., 22,87 €

Pratiques textuelles (C. Détrie, M. Masson et B. Verine, éd.), 1995
Pratiques textuelles présente une mise en œuvre des notions qui, depuis une vingtaine d’années, sont l’expression d’un renouveau dans l’étude des textes. L’ouvrage est le résultat d’une approche globale de l’objet texte dans sa diversité, diversité représentée par les époques de production, dans l’ancrage sociohistorique des textes, par leurs enjeux, explicites et implicites, par leurs stratégies d’énonciation et, bien sûr, par leurs types variés : forme brève (La Bruyère), texte théâtral (Musset), nouvelle (Maupassant), poème (Apollinaire), texte publicitaire, article de journal (Ben Jelloun).
Pratiques textuelles propose à tout enseignant soucieux d’efficacité un étayage théorique, construit à partir du repérage des problèmes que ces textes posaient aux apprenants : l’apport de l’analyse linguistique, et notamment de la praxématique, a permis de passer d’une intuition des processus à l’œuvre à leur explicitation précise. Dans ce cadre, l’ouvrage privilégie la compréhension directe, proposant au lecteur des mises au point sur les notions en jeu, intitulées Repères théoriques, et un Glossaire les définissant.
[ISBN 2905397853], 312 p., 18,29 €

Polysémie et construction du sens (K. Fall, J.M. Léard, P. Siblot, (Éds.)), 1996.
Ces actes sont ceux d’un colloque tenu les 25 et 26 mai 1995 à Chicoutimi, dans le cadre de la convention qui associe l’Université Paul Valéry-Montpellier III et l’Université du Québec à Chicoutimi. Les études recueillies se confrontent à un problème aussi central que Complexe de l’analyse linguistique : celui de la polysémie des mots « en langue », et de leur « monosémie », ou de leur « réglage » lors de la mise en discours. Dans ce processus essentiel de l’acte de production du sens, sémantique et syntaxe se trouvent étroitement associées en même temps que dépendantes de facteurs que la tradition tenait pour « extralinguistique ». Les questions posées sont, au plan de la théorie ou dans l’examen de cas précis, traitées selon diverses problématiques : sémantique interprétative, praxématique, opérations énonciatives, ponts sémantiques. De la sorte, le bilan de ces rencontres présente des analyses qui ne prétendent pas couvrir toutes les réflexions possibles sur la polysémie, mais proposent un ensemble représentatif du retour des recherches contemporaines à quelques-unes des plus anciennes interrogations sur le langage et « le sens des mots ». Questions auxquelles les besoins pressants de l’informatique confèrent un caractère d’urgente actualité.
[ISBN 2905397804], 192 p., 15,24 € (épuisé)

Discours, textualité et production de sens. États de la jeune recherche (Laurent Fauré, Agnès Bessac, JeanFrançois Courouau, Sarah Leroy, (éds.), 1999.
L’Université Paul Valéry, Montpellier III, a accueilli le 9 janvier 1999 son premier Colloque Jeunes Chercheurs. L’objet était de confronter problématiques et analyses extraites de thèses de doctorat en cours. La rencontre, tenue à l’initiative de doctorants de l’ESA C.N.R.S. 5475, a mis en dialogue des travaux de jeunes chercheurs de la Formation Doctorale de Sciences du Langage et du Département d’Occitan de l’Université. Quatre thématiques complémentaires rassemblent les contributions ici présentées. Elles touchent aux fonctionnements et aux modes de fabrication discursifs observés sur des corpus variés, aux procès de productiondu sens dans le domaine lexical, envisagés sous plusieurs angles, à la description phonologique et sociolinguistique d’aspects dialectologiques et représentationnels de la langue d’oc, à certaines des manifestations spécifiques de l’écriture poétique occitane. On trouvera, distribuée en ces réflexions croisées, l’actualité d’une jeune recherche qui s’efforce de souscrire aux exigences scientifiques des domaines de spécialités et tend aussi à favoriser l’échange pluridisciplinaire, indispensable au renouvellement et à la vitalité de toute science.
[ISBN : 2842693213], 263p., 7,62 €

Aspects de la prédication (Recueil coordonné par Sarah Leroy, Aleksandra Nowakowska, éd.), 2002.
Ce volume rassemble les actes du second colloque jeunes chercheurs organisé par l’U.M.R. C.N.R.S. 5475 Discours, textualité et production de sens, à l’Université Paul Valéry, Montpellier III. Le choix d’une thématique resserrée autour de la notion de prédication s’écarte de la pratique habituelle de ce type de colloque. Mais au vu des communications présentées, il apparaît que ce choix un peu risqué était le bon. Trois conférences de chercheurs confirmés posent un cadre historique et définitoire de la notion. Les articles de plus jeunes chercheurs, venus d’universités françaises ou étrangères, reprennent de façon critique la problématique de la prédication à partir d’interrogations propres à leur champ de recherche. Ces approches croisées permettent de confronter la répartition traditionnelle de la phrase en sujet et prédicat à la notion dynamique de prédication, dans ses aspects syntaxiques bien sûr, mais aussi sémantiques et discursifs. Leurs questionnements s’appuient sur des données écrites et orales, en français ou dans une perspective contrastive ; ils abordent la prédication au niveau de la phrase par le biais de constructions caractéristiques, ainsi qu’à celui du lexique à partir de la notion de prédication nominale. Le recueil des communications est complété par un compte rendu des échanges scientifiques et des tables rondes qui ont animé ce colloque. On espère que la vitalité de ces « jeunes chercheurs » est également porteuse de la dynamique de nouvelles recherches.
Mots-clés : Lexique-Nomination-Phrase-Prédication-Syntaxe
[ISBN : 2842694821], 351 p., 10 €

A paraître :

Dialogisme et nomination (Recueil coordonné par Armelle Cassanas, Aude Demange, Bénédicte Laurent et Aude Lecler éd.)
Ce volume rassemble les actes du IIIe colloque Jeunes Chercheurs organisé par la FRE 2425 C.N.R.S., anciennement U.M.R. 5475 C.N.R.S., Discours, textualité et production de sens, à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III. Le choix de la thématique s’est porté sur l’articulation entre les concepts de dialogisme et de nomination. Issu des travaux de Bakhtine, le concept de dialogisme repose sur le constat que l’énoncé laisse entendre d’autres voix que celle de l’énonciateur principal. Toute énonciation est vue comme une réponse consciente ou non à d’autres énonciations, actuelles ou virtuelles, antérieures ou à venir. Aussi l’énoncé n’est-il pas le produit d’une seule instance mais de plusieurs. Cette pluralité des instances énonciatives a été problématisée par différentes approches. Les récents travaux de Moirand, Sériot et Siblot déplacent le cadre d’observation des faits dialogiques en le recentrant sur les unités nominales. En cela ils font écho à la réflexion bakhtinienne qui voyait dans les mots le lieu premier du conflit entre les voix énonciatives, mais ils concentrent leurs observations sur un seul des constituants du lexique : le nom. En proposant le concept de nomination, l’attention est attirée sur l’analyse discursive et processuelle du nom, prenant en compte l’ensemble des paramètres -contextuels. Cette descente dans l’arène nominale a permis de faire avancer la réflexion sur les questions suivantes : l’utilisation du dialogisme à des fins idéologiques, le dialogisme nominal abordé du point de vue de la sémantique argumentative, la nomination dans un processus de contextualisation interculturelle ou pédagogique et enfin la dimension dialogique de la nomination figurale, du nom de marque et des structures discursives de la doxa. On trouvera à l’intérieur de ce recueil, outre l’intégralité des communications, l’article issu de la conférence inaugurale de Sophie Moirand, ainsi qu’une postface dans laquelle Paul Siblot développe quelques questions inhérentes à la problématique de la nomination à partir d’un point de vue praxématique.

La nomination : quelles problématiques, quelles orientations, quelles applications ? (Recueil coordonné par Françoise Dufour, Élise Dutilleul-Guerroudj et Bénédicte Laurent éd.)
La problématique de la nomination est vaste et de la position du chercheur dépend en partie la conception que l’on se fait du sens. En effet, l’analyse de la simple action de nommer présuppose des choix épistémologiques eux-mêmes déterminés par des positionnements à l’égard du sujet parlant et de ses relations aux objets du monde. De ces positionnements découle tout un éventail de problématiques sur la nomination. La question de la nomination en discours est abordée par différentes approches (telles que la praxématique, la sémantique référentielle, les théories de la catégorisation issues de la psychologie cognitive, la « théorie des formes sémantiques », les « modèles des possibles argumentatifs », la linguistique interactionnelle...) qui partagent une préoccupation commune : une interrogation sur le sens.
Ce recueil rassemble les articles des journées d’étude, organisées par les jeunes chercheurs de la FRE 2425 C.N.R.S. Université Paul-Valéry (Montpellier III) Praxiling ; ces journées qui constituent la première étape d’une ouverture du Réseau de recherche sur la nomination à d’autres universités, s’inscrivent dans une perspective d’échange entre différentes théories de la nomination pouvant se révéler opératoires en analyse de corpus, dans l’attente d’enrichissements mutuels.
Mots-clés : dénomination-nomination ; discours ; sens-signification ; catégorisation