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Colloque Jeunes chercheurs 2015

4 novembre 2014

Colloque Jeunes Chercheurs Sciences du Langage

« TRACE(S) »

15-16 octobre 2015

Lieu :
Salle Camproux
Université Montpellier 3, Paul Valéry
Praxiling UMR 5267 CNRS/ UM3


Appel à communications : CJC 2015

Les doctorants en Sciences du Langage du laboratoire Praxiling (UMR 5267) de l’Université Paul-Valéry de Montpellier organisent la 9e édition du Colloque Jeunes Chercheurs (CJC15).

Ces journées pluridisciplinaires s’adressent aux doctorants et aux jeunes docteurs (jusqu’à trois ans après leur soutenance).

Ce 9e colloque invite à une réflexion sur la notion de trace, reliant questions théoriques et méthodologiques, dans des disciplines variées. Le terme trace interroge à la fois par sa polysémie et par sa présence récurrente dans la littérature scientifique.
Terme fort usuel, il appartient au langage courant comme « empreinte ou suite d’empreintes sur le sol marquant le passage d’un homme, d’un animal, d’un véhicule » (Larousse). Il apparaît également comme synonyme de vestige, dans ce que la trace nous apprend du passé. Néanmoins, cette simplicité apparente soulève plusieurs questionnements dans la littérature quant à la contextualisation de ce terme, questionnements renouvelés à l’ère du numérique où la trace joue un rôle croissant dans les environnements informatiques (revue Intellectica, n°59).
Un premier questionnement épistémologique invite à une pluridisciplinarité dans le débat. L’inventaire réalisé par A. Serres (2002) sur la trace (ou sur les traces pour bien en marquer les variétés possibles) fait notamment état de la pluralité de ses acceptions (la trace comme empreinte, comme indice, etc.), de la présence de cette notion en littérature, linguistique, philosophie…et de ses liens intrinsèques notamment avec la mémoire (Ricœur) et l’écriture (Derrida).
En second lieu, cette notion de trace est omniprésente dans le domaine des Sciences du Langage et se retrouve à tous les niveaux de la recherche (épistémologique, pragmatique et praxéologique). Il s’agit donc de faire un retour, à un niveau méthodologique, sur les pratiques de repérage, de création, d’exploitation et de conservation des objets de la recherche, considérés comme autant de traces de cette recherche : qu’en est-il de la posture et des choix du jeune chercheur quant à la récolte des données, l’analyse des corpus, l’archivage ?

Cette problématique pouvant être abordée sous différentes perspectives, voici quelques indications qui pourront aiguiller vos propositions de communication :

Phonétique et phonologie  : Le son étant une trace passagère dans le milieu élastique de l’air, il semble intéressant d’aborder la notion de trace en relation avec le signal acoustique. En effet, le son laisse sur le signal une trace faite à partir de gestes articulatoires. Lorsque ces gestes sont altérés par une pathologie, cette dernière laissera des traces perceptibles dans la parole du locuteur. Enfin, dans la voix, d’autres traces peuvent être observées permettant par exemple de distinguer le genre du locuteur ou encore de relever ses émotions.

Acquisition, didactique et apprentissage des langues  : Dans le processus d’apprentissage, la langue-cible se construit à partir des connaissances et compétences existantes, qui seront ainsi transférées progressivement depuis la langue-source. Nous trouvons donc des traces de la L1 dans la L2, aussi bien au niveau linguistique, pragmatique que socioculturel (travaux sur l’interlangue de Selinker).

L’écriture manuscrite comme trace  : Parce que la communication écrite est une communication différée, en ce qu’elle se déroule en dehors de la co-présence des deux protagonistes, elle semble être le creuset privilégié d’élaboration et de conservation des traces. En effet, cette énonciation non assujettie aux contraintes du flux verbal autorise les retours en arrière, les corrections, les ratures, c’est-à-dire autant de traces qui pourront être exploitées par le chercheur. Sont également repérables, par leurs traces graphiques, les quatre opérations de substitution (ajout, suppression, remplacement et déplacement) qui structurent la verbalisation écrite au niveau du texte.

L’écriture numérique comme trace  : Lorsqu’on s’intéresse aux interactions avec un environnement informatique, on ne peut occulter les traces qui découlent de l’usage de ces dispositifs. En effet, une ligne binaire est laissée derrière chaque profil d’utilisateur du web ou d’une machine (Identité numérique). Cette ligne binaire constitue une écriture numérique qui participe à la communication synchrone et asynchrone. Emergent alors des questions liées à la trace : l’acquisition de la trace, sa modélisation, son interprétation, sa visualisation, son archivage, son annotation, sa suppression et sa récupération.

Traitement automatique des langues  : Le TAL est primordial quand il s’agit d’exploiter, de récupérer, de réparer, de reconstituer la trace. Afin de recueillir les traces, les chercheurs créent des modèles algorithmiques sous la forme de procédés utilisant une architecture logicielle qui exécute un programme sur un ou plusieurs ordinateurs communiquant entre eux via des réseaux sociaux ou internet. Ces modèles sont développés avec des variables ajustables qui permettent de préciser la tâche à accomplir en se basant sur la trace récoltée. Ainsi on pourra au besoin : la découper, l’étiqueter, définir sa structure, évaluer son sens, la mettre en contexte ou encore la générer.

Toute soumission en lien avec notre thématique de colloque sera examinée avec la plus grande attention. Les propositions articulant réflexions théoriques et données attestées seront particulièrement appréciées.

Bibliographie
Derrida, J. (1967) De la grammatologie. Paris, Éditions de Minuit
Ginzburg, C. (1989) Traces. Racines d’un paradigme indiciaire. In Mythes, emblèmes, traces. Morphologie et histoire. Paris, Flammarion.
Kraemer, S. (2012) Qu’est-ce donc qu’une trace, et quelle est sa fonction épistémologique ? État des lieux. Trivium Mis en ligne le 30 mars 2012. URL : http://trivium.revues.org/4171
Lallich-Boidin, G. (2001) Données linguistiques et traitement des questions ouvertes, Journal de la Société française de statistique, cat.inist.fr
Merzeau, L. (2009) Du signe à la trace : l’information sur mesure, Hermès, La revue, cairn.info. URL : http://www.cairn.info/revue-hermes-...
Mille, A. (dir.) (2013) De la trace à la connaissance à l’ère du web, Revue Intellectica n° 59
Ricœur, P. (2000) La mémoire, l’histoire, l’oubli. Paris, Seuil.
Serres, A. (2002) Quelle(s) problématique(s) de la trace ? Archive ouverte en Sciences de l’Information et de la Communication. Retrieved from http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_...
Sidhom, S. (2002), Plate-forme d’analyse morphosyntaxique pour l’indexation automatique et la recherche d’information : de l’écrit vers la gestion des connaissances, Tel.archives-ouvertes.fr

Modalités de soumission :
Les propositions de 800 mots maximum, bibliographie non comprise, devront être déposées avant le 19 avril 2015 via EasyChair, sur le lien suivant : https://easychair.org/conferences/?...
Elles seront examinées anonymement par deux membres du comité scientifique. Les résultats vous seront communiqués courant juin 2015.

Modalités et frais d’inscription :
L’inscription au colloque se fait d’ores et déjà par le biais du site : https://www.azur-colloque.fr/DR13/A... (inscriptions ouvertes à partir du 01/07/2015).

Tarifs :
Communicants : 70 euros jusqu’au 31/08/2015 et 80 euros à compter du 01/09/2015.
Communicants membres AFCP : 30 euros jusqu’au 31/08/2015 et 40 euros à compter du 01/09/2015.
Non-communicants : 80 euros jusqu’au 31/08/2015 à minuit et 90 euros à compter du 01/09/2015.

Les frais d’inscription comprennent notamment l’entrée à toutes les conférences, les pause-café et les repas de midi.

Vendredi soir pour la clôture nous vous proposons une balade et un verre de l’amitié dans l’Écusson de Montpellier.

COMITÉ SCIENTIFIQUE :

  • Julian Alvarez (CIREL, Université Lille 1)
  • Nathalie Auger (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Christine Béal (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Bruno Bonu (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Jacques Bres (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Chantal Charnet (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Camille Fauth (LiLPa, Université de Strasbourg)
  • Fabrice Hirsch (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Yves Laprie (LORIA, Université de Nancy)
  • Christophe Leblay (Université de Turku, Finlande, ITEM, ENS-CNRS)
  • Jean-Louis Lebrave (ITEM, ENS-CNRS)
  • Jean-Marie Prieur (Dipralang, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Jérémi Sauvage (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Agnès Steuckardt (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Virginie Zampa (LIDILEM-DIP, Université Stendhal Grenoble 3)

COMITÉ D’ORGANISATION :

  • Ivana Didirkova
  • Nada Jonchère
  • Nathalie Matheu

Contact : cjcpraxiling2015@gmail.com

Programme  : lien


Call for papers : CJC2015
« Trace(s) »

15th-16th october 2015

Salle Camproux
Université Montpellier 3, Paul Valéry
Praxiling UMR 5267 CNRS/ UM3


The aim of this 9th edition is to bring together researchers interested in the notion of the trace, from theoretical and methodological perspective in various disciplines. The term trace raises both by its multiple meanings and by its recurring presence in the scientific literature.
While trace is a common term used in everyday language, the apparent straightforwardness of its meaning hides a number of complex questions in the literature about the contextualization of the term. These questions are all the more relevant in the digital age where the trace is playing an increasingly important role in IT environments (review Intellectica, No. 59).
To begin with, an epistemological questioning calls for a multidisciplinary approach. In 2002, A. Serres drew up an inventory of possible meanings of the term trace (as a marker, as an clue) and discussed its presence in literature, linguistics and philosophy. His approach constitutes a solid basis for our thinking. Serres also reviewed intrinsic links between trace and memory (Ricœur) and trace and writing (Derrida).
Secondly, this notion of trace is omnipresent in the field of Linguistics and can be found at all levels of research (epistemological, pragmatic and praxeological). Therefore, it is worth revisiting, at a methodological level, the practices of identification, creation, exploitation and conservation of objects of research, considered as traces of this research : what about the positioning and choices of young researchers on data collection, analysis of corpus, archiving ?

Phonetics and phonology  : If we consider sound as a trace in the elastic medium represented by the air, it is worthwhile discussing the notion of the trace in relation to the acoustic signal. In fact, sound traces the acoustic signal thanks to the articulatory gestures. Those gestures can be altered by a communication disorder which will leave a number of traces in the speech. Finally, in the voice, other traces can be observed allowing one to identify the speaker’s gender or his/her emotions.

Language acquisition, didactics and language learning  : In the learning process, the target language acquisition is based on existing knowledge and skills that will be progressively transferred from the source language. Therefore, various traces of the first language can be found in the second language, reflecting different levels of the language : linguistics, pragmatics or sociocultural.

Written communication  : In the written communication, the participants are not in a situation of co-presence. Therefore, we can talk about a delayed communication that seems to be an interesting subject for discussion. Indeed, the written communication fits into the framework of elaboration and conservation of the traces. As this communication mode is not subject to the constraints that are tied up with the speech flow, it allows backtracking, corrections or erasing all of which may be studied by the researcher. Finally, the four basic operations of substitution (addition, removal, substitution and displacement) can also be detected thanks to their graphic traces.
Digital communication  : When considering interactions within the computing environment, it is impossible not to include traces which result from the usage of these devices. Indeed, every user or machine profile leaves a binary line (internet identity). This binary line constitutes a form of digital writing which contributes to a synchronous and an asynchronous communication. This raises several questions related to the trace : its acquisition, its development, its visualisation, its archiving, its annotation, its suppression and its recovery.
Language processing  : Language processing is essential when it comes to make use of the trace, recover it, repair it or rebuild it. To intercept the trace, researchers create algorithmic models in the form of procedures using a software architecture that will run a program on one or more computers, on condition that those computers are connected together via social networks or internet. These models are developed with adjustable variables allowing to specify the task through the gathered trace. Therefore, we will be able to work with the trace : cut or label it, define its structure, evaluate its meaning, contextualize or generate it.

Contributions from the following areas of linguistics will be considered with the utmost attention : Syntax, Morphology, Semantics, Pragmatics, Phonetics, Phonology, Neurolinguistics, Psycholinguistics, Language Acquisition, TAL, etc. Proposals combining theoretical reflections and naturally occurring data will be particularly appreciated.

Bibliography
Derrida, J. (1967) De la grammatologie. Paris, Éditions de Minuit
Ginzburg, C. (1989) Traces. Racines d’un paradigme indiciaire. In Mythes, emblèmes, traces. Morphologie et histoire. Paris, Flammarion.
Kraemer, S. (2012) Qu’est-ce donc qu’une trace, et quelle est sa fonction épistémologique ? État des lieux. Trivium Mis en ligne le 30 mars 2012. URL : http://trivium.revues.org/4171
Lallich-Boidin, G. (2001) Données linguistiques et traitement des questions ouvertes, Journal de la Société française de statistique, cat.inist.fr
Merzeau, L. (2009) Du signe à la trace : l’information sur mesure, Hermès, La revue, cairn.info. URL : http://www.cairn.info/revue-hermes-...
Mille, A. (dir.) (2013) De la trace à la connaissance à l’ère du web, Revue Intellectica n° 59
Ricœur, P. (2000) La mémoire, l’histoire, l’oubli. Paris, Seuil.
Serres, A. (2002) Quelle(s) problématique(s) de la trace ? Archive ouverte en Sciences de l’Information et de la Communication. Retrieved from http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_...
Sidhom, S. (2002), Plate-forme d’analyse morphosyntaxique pour l’indexation automatique et la recherche d’information : de l’écrit vers la gestion des connaissances, Tel.archives-ouvertes.fr

Submission :
Submitted abstracts should be 800 words long (excluding references and tables). The deadline for our call for papers is April 19th 2015. Submissions must be made via EasyChair : https://easychair.org/conferences/?...
Proposals will be reviewed anonymously by two members of the Scientific Committee. Notification of acceptance will be communicated in June.

Registration :
Registration should be made via Azur Colloque : https://www.azur-colloque.fr/DR13/A...

Registration fees :
Standard registration – early : 70 EUR (on or before August 31st, 2015)
Standard registration – regular : 80 EUR (after August 31st, 2015)
Visitor registration – early : 80 EUR (on or before August 31st, 2015)
Visitor registration – regular : 90 EUR (after August 31st, 2015)

Registration fees include :
Access to all sessions / Coffee breaks / Lunch

SCIENTIFIC COMMITTEE :

  • Julian Alvarez (CIREL, Université Lille 1)
  • Nathalie Auger (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Christine Béal (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Bruno Bonu (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Jacques Bres (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Chantal Charnet (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Camille Fauth (LiLPa, Université de Strasbourg)
  • Fabrice Hirsch (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Yves Laprie (LORIA, Université de Nancy)
  • Christophe Leblay (Université de Turku, Finlande, ITEM, ENS-CNRS)
  • Jean-Louis Lebrave (ITEM, ENS-CNRS)
  • Jean-Marie Prieur (Dipralang, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Jérémi Sauvage (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Agnès Steuckardt (UMR 5267 Praxiling, Université Paul Valéry Montpellier)
  • Virginie Zampa (LIDILEM-DIP, Université Stendhal Grenoble 3)

PLANNING COMMITTEE :

  • Ivana Didirkova
  • Nada Jonchère
  • Nathalie Matheu

Contact : cjcpraxiling2015@gmail.com