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Archivage séminaires 2006-2007

4 décembre 2006

Lundi 13 novembre 2006

14h-15H30

  • Jeanne-Marie Barbéris

Analyse d’un conte de Maupassant : La Mère Sauvage

Argument de la conférence :

La Mère Sauvage, conte publié initialement dans le journal Le Gaulois, a été recueilli par la suite dans Miss Harriet. L’objet de mon intervention est de proposer, en parallèle avec l’analyse annoncée, quelques réflexions afin de tenter de mieux mettre au jour les méthodes de l’analyse du discours selon la praxématique. Le genre discursif à l’œuvre, les typologies textuelles, la construction énonciative du conte, ses mises en clôture, sa situation au sein de l’interdiscours de l’époque, la production de sens autour de l’adjectif « sauvage », voilà quelques-unes des dimensions de cette étude. Les problématiques ouvertes successivement au long de ce parcours permettront non seulement de revisiter des travaux antérieurs en praxématique, mais de montrer des carrefours d’échange tournés vers l’avenir (car le chantier reste ouvert...), et la productivité d’un travail de réflexion collective. Le texte sera diffusé préalablement à la séance de séminaire, afin de faciliter les échanges sur cet objet mis en commun.

15h30-17h

  • Jacques Bres

La grammaticalisation de la forme itive comme prospectif dans les langues romanes

Argument de la conférence :

Comment se fait-il que le verbe aller, lorsqu’il se grammaticalise comme auxiliaire aspectuel (+ infinitif), fonctionne, de façon apparemment paradoxale, comme un temps du passé en catalan (1), et comme un temps de l’époque future en français (2) :

(1) Ahir va fer molta calor (hier il a fait très chaud)

(2) demain il va faire très chaud

Les langues seraient-elles des créatures aussi capricieuses que belles, s’ingéniant dans une même famille à user de formes identiques, pour produire des images temporelles de sens opposés, sinon contraires, le passé en catalan, le futur en français ?
Nous présenterons dans un premier temps l’explication logophorique proposée par Hagège (1993) ; nous développerons ensuite notre propre hypothèse, qui ne s’accorde qu’en partie avec elle.

17-18 novembre 2006

Colloque Innovation, Usages, Réseaux

Colloque organisé par le le laboratoire ATILF UMR 7718 CNRS / Université Nancy 2 et le Laboratoire PRAXILING ICAR UMR 5191 CNRS / Université de Montpellier 3

Huguette Albernhe-Giordan (Université Montpellier 2), Claire Becker (Université Nancy 2), Bruno Bonu (Université Montpellier 3), Chantal Charnet (Université Montpellier 3), Chrysta Pélissier (Université Montpellier 2).

Programme

Vendredi 17 novembre 2006

« Institutionnalisation et dissémination d’une innovation à l’université »

  • 10h 45-11h15 : Véronique Bedin (CREFI-EVASEF) :

« La valorisation d’un projet européen de recherche appliquée : pratiques et enjeux »

Pause Café : 11h15 - 11h30

  • 11h30-12h00 : Valeria Dansa (Faculté d’Education, Universidade de Brasília) :

« Réseau sociotechnique et pédagogique autour de la formation d’agents de développement de la réforme agraire au centre ouest du Brésil »

  • 12h 00-12h30 : Philippe Cottier (LIUM) :

« Inscrire l’ingénierie dans les genèses : de la conception participative des environnements numériques de travail »

  • 12h30-13h00 : Hani Qotb (Praxiling-Montpellier 3) :

« Vers une approche collaborative à distance pour un public de FOS »

  • 13h 00 - 14h 30 : Pause repas (sur place)

Après-midi

  • 14h30-17h : Présentation et résultats du projet Entice
    « Pratiques attendues et usages réels des environnements numériques dans la mise en œuvre et le déploiement de l’Université Numérique en Région Languedoc-Roussillon (UNR-LR) »
  • 14h 30-15h Clip Vidéo sur l’étude des usages des ENT en Languedoc Roussillon
  • 15h - 17h : Présentation et Résultats (Intervenants : H. Albernhe, B. Bonu, C. Charnet, J.L. Monino, B. Popova - Dimitrova)
  • 17 h : Cocktail

Samedi 18 novembre 2006

Lieu : Université de Montpellier 3 : salle G005

[route de Mende 34199 MONTPELLIER]

Matin

  • 9h00-9h45 : Conférence plénière Dominique Cardon (France Télécom Recherche et Développement) :

« La trajectoire des innovations ascendantes : inventivité, coproduction et collectifs sur Internet »

Atelier 2 : Ethnographie méthodologie d’analyse de vidéo, méthodes d’observation

  • 9h45-10h15 : Isabelle Colon de Carvajal (ICAR CNRS- Lyon) :
    « Etude des interactions médiatisées par ordinateur en milieu professionnel et institutionnel : La visiophonie entre patients et conseillers »
  • 10h 15-10h45 : Stéphanie Metz (ICAR CNRS- Lyon) :

« La vidéo comme outil pour la caractérisation d’une tâche de co-conception à distance médiatisée par ordinateur »

  • Pause Café : 10h 45-11h00
  • 11h 00-11h30 : Catherine Dupuy, Chrysta Pélissier :

« Analyse vidéo pour un environnement informatique d’aide à la formation des maitres »

  • 11h 30-12h00 : Emilie Marchal-Parmentelat (Laboratoire LASELDI) :

« TIC et acquisition de connaissances artistiques ou culturelles en milieu universitaire »

  • 12h 00-12h30 : Irina Strioukova (Praxiling-Montpellier 3) :

« L’usage de forum de discussion comme une pratique située dans le cadre d’une FOAD »

  • 12h 30-13h00 : Zohra Bouheraoua(univ. Montpellier 1) :

« Les exercices interactifs : outil efficace d’apprentissage ? »

  • 13h00-14h00 : Pause repas (sur place)

Après-midi :

Valorisation de la recherche

  • 14h-14h 45 : Conférence plénière

William Delmancino (Service Communication et Valorisation de la recherche Laboratoire ATILF CNRS / Université Nancy 2) :

« Formes et types de valorisation possibles en fonction de la cible dans le cadre de nos missions d’établissements publics de recherche (CNRS en particulier). Bilan et perspectives »

  • 14h 45-16h : Table ronde : Innovations et usages dans les réseaux de coopération pédagogique euroméditéranéenne

animée par Gérard Ghersi (directeur de la MSH- Montpellier) avec Catherine Julien-Kamal (Université française du Caire-Egypte), Jérôme Queste (CIRAD- Montpellier) et Sahraoui Sid Ali (Université de Blida)

  • Samedi 9
  • Soutenance d’Aude Lecler

Titre de la thèse : « Figement et défigement discursifs. Processus de stabilisation en langue et d’actualisation en discours »

Membres du jury :

  • Ruth Amossy (université de Tel-Aviv),
  • Jacques Bres (université de Montpellier 3),
  • Gaston Gross (université de Paris XIII)
  • Paul Siblot (université de Montpellier 3)

Résumé

Les expressions figées représentent un objet d’étude fécond au regard du nombre de travaux qui leurs sont consacrés et de la diversité des secteurs concernés. Une importante liste de critères de reconnaissance du figement a été établie par les linguistes. Elle comprend l’opacité sémantique, le blocage syntaxique, la métaphorisation, le rythme prosodique et l’articulation phonétique, le réflexe conversationnel, etc. Certains critères de figement s’appliquent à des degrés divers (notamment ceux qui touchent la sémantique et la syntaxe), d’autres sont facultatifs (ainsi, l’insertion dans le dictionnaire ou la présence d’archaïsme(s)), d’autres encore sont indispensables (comme la polylexicalité et l’inscription mémorielle). Dans cette liste, ici non exhaustive, il en est un qui nous intéresse tout particulièrement : le défigement, ou la possibilité que le discours a de détourner le sens d’une expression. La dénomination de défigement signale d’emblée le lien au figement. Notre postulat est que l’examen du défigement discursif peut nous renseigner sur le figement en complétant, voire en redéfinissant certaines de ses caractéristiques. Quatre typologies linguistiques à partir d’analyses réalisées sur un corpus de presse, blagues et publicités comprenant 200 occurrences ont été établies. Chacun des classements répond à des interrogations récurrentes des linguistes. La première typologie concerne la nature du figement, la deuxième la formalité du défigement, la troisième la production de sens de l’énoncé en discours, enfin la dernière la successivité d’apparition des sens. Ces typologies nous ont amenée à poser qu’il existe deux types de défigement (formellement marqué vs non marqué) qui pourraient rendre compte d’une différence de mémorisation de deux types de figement (linguistique vs culturel). En outre, l’étude de la production des sens et de leur ordre d’apparition montre que le défigement réactive le figement par un réinvestissement ou une réinitialisation, procédés qui correspondent probablement à des opérations neurolinguistiques. Le défigement sert ainsi à la survie linguistique et cognitive du figement : il se superpose à lui, s’oppose à lui ou s’y combine de diverses manières, opérations qui tendent à être analysées par le concept de dialogisme. Le passage du défigement au figement est perceptible. On le repère à l’aide de paramètres lexicaux, sémantiques, rythmiques, phoniques, syntaxiques et visuels ; paramètres à (ré)-intégrer dans les propriétés intrinsèques du figement.

Lundi 11 décembre

14h-16h

  • Jean-François BONASTRE, conférencier invité (Laboratoire d’Informatique d’Avignon, LIA)

Qu’est ce qui caractérise un locuteur aux yeux d’un système automatique ?

Argument de la conférence :

La reconnaissance Automatique du Locuteur est un domaine en plein développement, notamment au vu du fort intérêt que suscitent de tels systèmes pour des applications de défense nationale. Pour évaluer la qualité des systèmes automatiques, différentes campagnes d’évaluation internationales sont organisées chaque année. Les plus connues de ces campagnes sont organisées par le NIST/USA. Ces campagnes, NISt-SRE, sont basées sur l’emploi de bases de données de grande taille (près d’un millier de locuteurs et près de 50000 tests), de protocoles expérimentaux strictement définis et d’un mode de fonctionnement « en aveugle », dans lequel les différents participants réalisent des tests sans connaître a priori la vérité terrain. Les performances enregistrées durant ces tests ont largement progressé durant ces dernières années, pour atteindre un niveau proche de l’excellence. Au vu du danger d’une évaluation optimiste de la qualité des systèmes, il est important de dépasser le strict critère de performance et de tenter de comprendre quelle information utilisent ces systèmes.

Ce séminaire présentera brièvement le contexte expérimental de NIST-SRE ainsi que la structure d’un système de référence UBM-GMM utilisé par la majorité des participants.

Nous tenterons ensuite de faire le point sur les informations spécifiques du locuteur, proposées par les experts, avant de montrer quelles catégories d’informations peuvent être prises en compte par de tels systèmes.

Enfin, pour mettre en lumière les dangers sous-jacents à une analyse restrictive des performances, nous présenterons un dispositif de transformation de la voix, apte à tromper les meilleurs systèmes actuels.

Lundi 29 janvier

14h-16h

  • Gabrielle Konopczynski (équipe E.LA.DI EA 2281, Université de Franche Comté)

La voix : monosupport ou multisupport ?

Argument de la conférence :

La voix est concernée par de multiples domaines, sa définition est souvent ambiguë, elle constitue un vaste espace de questionnement. Cet exposé examinera ses aspects phylogénétiques, puis ontogénétiques et ses enjeux capitaux pour le développement langagier et surtout affectif du bébé dans ses interactions avec son entourage.

Seront ensuite abordés successivement la voix vue par l’homme de la rue, puis comment, selon les spécialistes, la voix révèle un individu de façon consciente ou plus souvent inconsciente et comment l’Autre reçoit ce message.

Les aspects voix/mode, voix/cultures, seront évoqués de façon plus allusive. En revanche, sera traité le problème de l’imitation, et de là, celui du contrôle de la voix, lié à des enjeux importants (voix et pouvoir sur l’autre).

Enfin, on tentera de découvrir avec le phonéticien et l’acousticien quelques paramètres concrets de la voix, tant du point de vue physiologique qu’acoustique, paramètres dont la découverte a de nombreuses applications directes.

Lundi 12 février

14h-16h

  • Cyril Trimaille (laboratoire Lidilem, université Grenoble III)

Hétérogénéité des voix et hétérogénéité des procédés dialogiques dans un corpus oral

Argument de la conférence :

Comme cela a bien été montré pour de nombreux genres discursifs, les discours produits en interactions sont traversés, voire structurés, par des voix autres que celles des sujets parlants. C’est à la présence plus ou moins explicite ou audible de ces voix que s’intéressera la communication proposée, qui se veut une présentation d’un travail en cours.

Après avoir situé mon travail dans le champ sociolinguistique, j’explorerai différentes dimensions dialogiques présentes dans un corpus oral constitué d’interactions spontanées entre adolescents ou entre adolescents et adultes, et d’entretiens semi-directifs.

Dans une première démarche, je tenterai d’examiner les formes et les fonctions de quelques marqueurs dialogiques qui semblent tenir une place remarquable dans le fonctionnement communicatif du réseau social étudié, (notamment des occurrences de négations, de formules véridictoires et d’interjections).

Une seconde entrée privilégiera une « entrée par le social ». J’y présenterai une description de procédés dialogiques mis en œuvre par les sujets dans les discours pour référer aux mêmes ou aux autres (et aux positions intermédiaires entre ces deux pôles identitaires) et/ou pour les typifier et les catégoriser, que ces figures identitaires soient convoquées à travers leurs paroles (discours rapporté), ou par le biais de traits verbaux caractéristiques ou stéréotypiques.

Lundi 12 mars

14h-16h

  • Henning Nølke

Bakhtine : la praxématique et la ScaPoLine

Argument de la conférence :

La ScaPoLine continue à se développer et je voudrais d’abord présenter son état actuel. Puis je voudrais essayer - sur des analyses de phénomènes linguistiques concrets - de comparer la ScaPoLine et la Praxématique. L’idée est de montrer que les deux approches sont compatibles. Elles ne travaillent pas tout à fait sur le même niveau d’analyse et en étudiant un phénomène linguistique particulier, on pourrait avoir intérêt à faire collaborer les deux approches qui sont les deux inspirées par les idées originelles de Bakhtine, quoique dans des proportions différentes. Je proposerai une analyse de quelques connecteurs et un examen de la structure clivée C’est F qu’ S’.

Lundi 19 mars

Dans le cadre du séminaire Voix :

14h-15h30

  • Mélissa Barkat

La mimesis vocale : un phénomène dialogique ?


Dans cet exposé nous aborderons la notion de polyphonie à travers 3 études phonétiques :

1) les caractéristiques phonétiques de la voix homosexuelle

2) les particularités prosodiques de l’identité banlieusarde

3) la convergence phonétique en situation d’interaction

L’objectif de cet exposé est de montrer que la présence de l’autre dans le discours peut se faire sentir au niveau de la forme phonique, sans qu’il y ait nécessairement reprise des mots de l’autre au niveau du contenu linguistique. La notion de dialogisme se manifesterait donc au plus bas niveau de l’énonciation.

  • J. Bres, A. Nowakowska

Voix, point de vue... ou comment pêcher le dialogisme à la métaphore

A partir de l’étude des textes de Bakhtine dans leur version originale, on analysera les deux termes de voix et de point de vue auxquels il est fait appel, métaphoriquement, pour décrire le dialogisme / la polyphonie de l’énoncé et / ou du discours. Notre hypothèse est que :

le premier, voix, qui fait appel à l’ouie, s’il est souvent employé figurativement et sans être vraiment défini, dit quelque chose de vrai du dialogisme, qu’on tâchera de préciser ;

le second, point de vue, qui fait appel à la vue, utilisé plus techniquement et avec des variations de sens d’un auteur à l’autre (Ducrot, Nølke, Perrin, de Chanay notamment), permet de décrire très finement de nombreux phénomènes, comme d’opposer le dialogisme (phénomène de paroles) à la polyphonie (phénomène plus subtil, romance sans paroles). Mais repose, selon nous, sur une conception quelque peu idéaliste du discours.

Lundi 26 mars

  • Mehmet-Ali AKINCI (Laboratoire DYALANG, FRE 2787 CNRS Université de Rouen)

Acquisition des langues chez l’enfant : du bilinguisme comme ‘remède’

Argument de la conférence :

Dans cette intervention, il est question du développement bilingue chez l’enfant, et plus particulièrement chez les enfants grandissant avec deux ou plus de deux langues depuis la naissance (acquisition simultanée) ou après la naissance vers l’âge de trois ans (acquisition successive). Elle s’intéresse notamment aux aspects développementaux du bilinguisme précoce à partir de différentes perspectives de recherches. Depuis les deux dernières décennies, le nombre de recherches consacrées à ce sujet a augmenté considérablement (cf. Bhatia & Ritchie, 2004) et il attire une attention de plus en plus grandissante des parents (volonté d’élever leur enfant de manière bilingue) et des hommes politiques (dans une perspective d’ouverture au monde ou dans le cadre de l’apprentissage précoce des langues étrangères…). Face aux soucis et aux préjugés sur le bilinguisme ou sur l’éducation bilingue, on assiste également de la part de ces mêmes hommes politiques à des campagnes pro ou contre le bilinguisme précoce. Ces réactions peuvent émaner non seulement de la bonne volonté et du désir de protéger l’enfant, mais aussi de la croyance selon laquelle le monolinguisme est le cas normal et naturel du développement langagier chez l’enfant et selon laquelle une déviation par rapport à cette norme peut impliquer pour l’enfant des risques. A ce propos, l’une des croyances les plus populaires n’est-elle pas qu’un enfant très tôt exposé à plus d’une langue pendant son développement langagier confondra les deux langues et sera perturbé cognitivement et psychologiquement ? Ainsi, les parents, les éducateurs et les hommes politiques se trouvent dans une situation de crainte au sujet de l’éducation bilingue alors que de nombreuses recherches montrent que les enfants bilingues ne diffèrent pas des enfants monolingues dans leur acquisition du langage. Comme ose l’affirmer Lüdi (2001) « l’unilinguisme est, en fait, une déviation de la règle ; l’unilinguisme est comme une maladie. Mais c’est, heureusement, une maladie contre laquelle il y a des remèdes efficaces : l’éducation plurilingue et l’enseignement plurilingue ».

  • Soutenance de Sirine OSMAN ABDALLAH (Praxiling), à 14 h, salle Pierre Jourda, bâtiment Marc Bloch, Université Paul Valéry

Membres du jury :

M. Jacques Bres (professeur à l’Université Montpellier III), directeur de thèse), Mme Chantal Charnet (professeur à l’Université Montpellier III), M. Amr Helmy Ibrahim (professeur à l’Université de Franche-Comté), M. Carl Vetters (professeur à l’Université du Littoral).

Titre de la thèse :

Les temps verbaux narratifs à l’écrit en français et en arabe. Étude linguistique comparative et propositions didactiques

Résumé de la thèse :

Cette thèse porte sur l’analyse des temps verbaux, et plus précisément les temps verbaux narratifs que nous définissons et relevons à la lumière des deux concepts de jonction temporelle (sociolinguistique pragmatique) et d’ascendance (praxématique). Nous étudions la façon dont les grammaires présentent ces temps verbaux. Après avoir dégagé la valeur en langue de chacun d’eux, nous analysons les différents effets de sens auxquels ils sont associés en discours, ainsi que les fonctionnements textuels qui leur permettent de mettre en récit un événement. La méthodologie suivie prend appui sur un corpus écrit romanesque et journalistique. Complémentairement, on conduira une étude contrastive des temps verbaux narratifs, à partir d’un corpus bilingue français-arabe et arabe-français.

De plus, en tenant compte du Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer (Conseil de l’Europe, 2000), et du développement des technologies d’information et de communication (TIC), nous proposons des activités pédagogiques facilitant l’enseignement / apprentissage des temps verbaux narratifs du français pour des apprenants arabophones.

Lundi 16 avril

  • Bert Peeters

« Les faux amis, une question de degré : l’apport de la métalangue sémantique naturelle »
Argument de la conférence

Il y a lieu de croire que, derrière la grande majorité des faux amis, se cachent des similarités sémantiques qui risquent d’échapper à la vigilance du lexicographe, à moins qu’il ne se serve d’un outil descriptif aussi précis et aussi puissant que la métalangue sémantique naturelle d’Anna Wierzbicka. Ladite métalangue s’utilise le plus souvent pour expliciter des différences que le recours à des termes trop complexes tend à masquer. Or, elle se prête également à la recherche de similarités, dont la reconnaissance permet de mieux comprendre la nature du rapport qui existe entre des faux amis particuliers. Ceux-ci ne sont pas toujours « aussi faux », ni même toujours « aussi partiels », qu’il n’y parait. Autrement dit, notre but est d’encourager une approche plus subtile des faux amis que celle dont on a l’habitude.

Bibliographie :

Goddard, Cliff ; Peeters, Bert. 2006. « The Natural Semantic Metalanguage (NSM) approach. An overview with reference to the most important Romance languages ». In Bert Peeters (éd.), Semantic primitives and universal grammar : empirical evidence from the Romance languages. Amsterdam : John Benjamins.
Goddard, Cliff ; Wierzbicka, Anna (éd.). 2002a. Meaning and universal grammar : theory and empirical findings. Deux volumes. Amsterdam : John Benjamins.
Peeters, Bert. 1994. « Semantic and lexical universals in French ». In Cliff Goddard & Anna Wierzbicka (éd.), Semantic and lexical universals : theory and empirical findings. Amsterdam : John Benjamins. 423-442.
Peeters, Bert. 1997. « The syntax of time and space primitives in French ». Language sciences 19. 235-244.
Peeters, Bert. 2002. « La métalangue sémantique naturelle au service de l’étude du transculturel ». Travaux de linguistique 45. 83-101.
Wierzbicka, Anna. 2006. English : meaning and culture. Oxford : Oxford University Press.
Wierzbicka, Anna. A paraitre a. « Experience : an English key word and key cultural theme ».
Wierzbicka, Anna. A paraitre b. « The concept of evid ence : historical semantics as a gateway to the history of ideas, culture and society ».
Éléments biographiques

Bert Peeters (PhD, Australian National University, 1989) enseigne le français et la linguistique française en Australie (University of Tasmania, 1989-2006 ; Macquarie University, 2007-). Ses nombreuses publications incluent des livres, des articles et des comptes rendus dans des domaines aussi divers que la linguistique générale, la sémantique et la syntaxe française, et la communication interculturelle franco-australienne. Bert Peeters est membre de plusieurs comités de publication (RSP, Journal of French Language Studies, La linguistique). Il prépare en ce moment un ouvrage collectif sur le tutoiement et le vouvoiement, de même que des monographies sur la communication interculturelle et la linguistique du fait divers.

Lundi 23 avril

– Françoise Dufour, doctorante Praxiling UMR 5267 CNRS — Université Paul-Valéry — Montpellier 3, soutient sa thèse à 14h, salle des colloques C020, sur le sujet suivant :

Des rhétoriques coloniales à celles du développement : archéologie discursive d’une dominance

Jury :

Sonia Branca-Rosoff, professeure à Paris 3, La Sorbonne-Nouvelle, Laurence Rosier, professeure à l’université libre de Bruxelles, Jacques Bres, professeur à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, Gilbert Rist, professeur à l’institut universitaire d’études sur le développement (IUED) à Genève, Paul Siblot, professeur à l’université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse.

Résumé :

Notre thèse interroge les modalités discursives du « changement dans la continuité », qui fait la spécificité des relations franco-africaines. Les recompositions discursives – des rhétoriques coloniales à celles du développement – sont analysées à travers les phénomènes de reformulation linguistique, qui rendent compte et participent à construire une « relation de dominance particulière ». À partir des observatoires que sont les discours des chercheurs en sciences humaines, l’analyse des archives de mémoire lexicographique et encyclopédique résulte en un état des savoirs sur les notions de colonisation, de progrès civilisateur et de développement. Le parcours au sein des différentes théories du discours et de la catégorisation linguistique permet de poser des hypothèses de configurations discursives et de leur transformation au fil de l’Histoire. Ces hypothèses sont soumises à l’épreuve d’un corpus d’étude sur la « civilisation », la colonisation et le « développement » de l’Afrique autour du Mali. L’analyse de l’organisation énonciative d’états de discours successifs permet de repérer des marqueurs d’interdiscours qui, soudant les textes dans l’épaisseur du discours, contribuent à construire des objets et des pratiques propres à la formation discursive. Sont ainsi dégagés quelques processus de production/reproduction d’un « type » normatif de citoyen occidental face à une altérité double, à la fois incluse dans la catégorie et extérieure à elle (relations de symétrie et de complémentarité avec stéréotypie). In fine les analyses permettent d’approcher le fonctionnement discursif de l’idéologie qui structure la relation de dominance.

10-11 mai

Colloque Jeunes Chercheurs Praxiling 2007 (CJCPrax2007)

Analyses du discours et contextes : quelles relations ?

Conférencière Invitée

  • Catherine Kerbrat-Orecchioni

« Le traitement du contexte dans l’analyse du discours en interaction »

Le programme des interventions figure sous la rubrique Colloques.

14 et 15 mai

Congrès International organisé par

  • le laboratoire Praxiling UMR 5267 CNRS - Université Montpellier 3
  • le laboratoire Dynamique du Langage UMR 5596 - Université Lyon 2

Typologie des Parlers Arabes Modernes.

Traits, Méthodes & Modèles de classification