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Archivage séminaires 2004-2005

12 décembre 2005

Archivage des séminaires 2004-2005

15 novembre 2004

Journée d’étude et de rencontres entre Praxiling et Rhêma

Interventions de :

- Sylviane Rémi et Hugues de Chanay

« Macro-structuration (champs lexicaux et polysémioticité) et micro-structuration (parcours intersémémiques et micro-discours) du lexique : problématiques de la polysémie et de l’actancialité - l’exemple du verbe crier ».

- Bruno Courbon

« L’utilisation du modèle actanciel dans une étude sémantique diachronique menée sur le nom fortune en français : mise au jour d’un « basculement sémantique » non fortuit qui s’opère à l’aube du “français moderne” »

- Aude Demange

« Comment se règle le sens ? Des frontières de la polysémie lexicale »

- Jeanne-Marie Barbéris

« Actancialité, production et capitalisation du sens : le « tueur fou » dans les discours médiatiques au tournant du XXIe siècle ».

19 novembre

Journée d’étude sur l’évaluation dans le cadre de l’enseignement à distance, organisée par Rachel Panckhurst

13 décembre

Mélissa Barkat

« De la caractérisation linguistique à l’identification automatique des parlers arabes »

17 janvier

Jacques Bres

« les formes du dialogisme de l’énoncé »

Argument de la conférence de Jacques Bres « Les formes du dialogisme de l’énoncé »

« Sous le discours, du discours, des discours, tenus ou pas encore tenus, réels ou imaginaires, explicites jusqu’à la citation de la parole rapportée accompagnée de la mention de son auteur, implicites jusqu’à la dilution de (presque) toute trace de cette autre parole, qui n’a plus aucun corps textuel, mais revient hanter, tel un fantôme, ou un écho, le discours bien vivant qui tente de vivre sa vie discursive... La notion de dialogisme proposée par Bakhtine permet de saisir et de décrire (au moins en partie) cette profondeur discursive, que l’on peut analyser au niveau macro du texte, ou aux niveaux micro des énoncés qui le composent (dialogisme syntaxique) ou des mots qu’il actualise (dialogisme de la nomination). Concernant le dialogisme syntaxique, de nombreux marqueurs ont déjà été décrits. Je m’attacherai dans cette communication à proposer un classement fort grossier des façons dont se fait entendre le pluriel des voix - de fait je ne travaillerai que sur la dualité des voix - dans le singulier de l’énoncé dialogique. »

Aleksandra Nowakowska

« Syntaxe, textualité et dialogisme : clivage, passif, si z c’est y »

Argument de la conférence d’Aleksandra Nowakowska « Syntaxe, textualité et dialogisme : clivage, passif, si z c’est y »

L’exposé traite deux tours syntaxiques : la structure passive et la structure si Z, c’est Y, en relation paraphrastique avec la phrase clivée c’est Y qui Z. L’analyse se fonde dans un corpus de traductions en anglais, français, polonais et russe. Après avoir posé le cadre de l’analyse, l’exposé examine la relation entre le clivage et le passif, afin de répondre à la question de leur équivalence dans certains cas, mais pas dans tous. La prise en compte de la dimension potentiellement dialogique de la rhématisation permet de traiter cette question. Le tour si Z c’est Y est analysé, en essayant de justifier la place préférentiellement initiale de si Z, ce qui conduit à prendre en considération les dimensions syntaxique, textuelle et dialogique du fait analysé. Le tour Z, c’est Y est dialogique parce que la partie thématique implique un accord partiel avec un autre énoncé antérieur d’un autre énonciateur, et parce que la partie rhématique s’oppose, explicitement ou implicitement, à cet énoncé, en le rectifiant.

31 janvier

Jacques Bres

« Le présent de l’indicatif en français : de quelques problèmes »

Argument de la conférence de Jacques Bres « Le présent de l’indicatif en français : de quelques problèmes »

« Plus que tout autre temps verbal, le présent fait de la résistance. Forme la plus simple morphologiquement, elle apparaît comme la plus compliquée à expliquer du fait de ses différents emplois en discours. On peut distinguer, dans la littérature sur la question, deux grandes options explicatives qui développent les hypothèses contraires de la déicticité (le présent réfère au moment de la parole) ; et de la non-temporalité (le présent en lui-même ne réfère à aucune époque). Dans le cadre de cette communication, je présenterai rapidement l’hypothèse non temporelle que je défends, avant de poser trois problèmes qu’elle rencontre : si le présent est une forme qui, en elle-même, n’inscrit le procès qu’elle actualise dans aucune des trois époques, comment se fait-il que :

dans un récit conversationnel dont les actions du premier plan sont narrées au présent, le temps verbal de l’arrière-plan soit non le présent mais l’imparfait ? (p. ex. « en 1950 je je reçois j’étais :: à Paris je reçois un coup de téléphone du : manager hollandais ») ; le passé composé semble fonctionner souvent comme temps du passé ?

le présent ne puisse se combiner avec un adverbe déictique référant au passé comme hier : *qu’est-ce que tu fais hier ? »

Joan Barcelo

« Les futurs dans les langues romanes et la modalité »

Argument de la conférence de Joan Barcelo

L’idée guillaumienne d’attribuer une charge d’hypothèse au sémantisme du futur catégorique (autrement dit, le futur simple) me paraît montrer la nécessité d’intégrer la catégorie de la modalité à l’analyse de ce temps verbal. En effet, bien que cette catégorie comprise comme attitude du locuteur à l’égard de son énoncé puisse sembler bien floue, voire inopérante pour l’analyse d’autres temps de l’indicatif, il est bien plus difficile de s’en passer dans la description du futur, en particulier dans les emplois conjecturaux, où « il sera malade » équivaut à « il doit être/ il se peut qu’il soit malade ». Je remarquerai toutefois qu’en réalité ces emplois sont bien moins développés en français (excepté certaines interférences comme l’influence de l’adstrat corse) que dans des langues romanes comme l’espagnol et l’italien, et dans une moindre mesure l’occitan et le portugais. Si on observe d’autre part l’existence dans certaines langues romanes d’un futur concessif :

1. Serà professor universitari però és un babau

Il est peut-être (*il sera) professeur à l’université, mais c’est un naïf (exemple catalan valencien)

2. Studierai, ma il lavoro vero lo facciamo noi

Tu étudies peut-être (*tu étudieras), mais le vrai travail c’est nous qui le faisons (A. Moravia ; exemple italien)

on peut en conclure que le futur simple du français, impossible dans cet emploi, est clairement le moins modal des temps verbaux issus de la périphrase habeo + infinitif. Il semble donc que la modalité ait une double utilité : décrire certains emplois des futurs du type je chanterai / cantaré / canterò (par opposition à je vais chanter / voy a cantar, qui les ignorent) et mettre en question l’unité sémantique des divers futurs romans pourtant issus de la même périphrase latine.

7 février

- Kerry Mullan, La Trobe University, Australia

« Étude contrastive de l’expression des opinions en français et anglais australien »

Argument :

Cette étude se concentre sur la comparaison de l’expression des opinions en français et anglais australien, plus spécifiquement l’utilisation des expressions I think, je pense, je crois et je trouve en conversation. Elle avance le point de vue que que les expressions en question sont toutes en voie de grammaticalisation et en train de devenir des marqueurs de discours, mais que les expressions françaises ne se sont ni grammaticalisées au même degré que I think, ni au même degré les unes que les autres. Cette étude compare aussi les normes et les valeurs culturelles dans l’expression des opinions des Français et des Australiens, et propose que la manière d’utiliser ces expressions en conversation reflète l’importance relative accordée à l’expression des opinions dans les deux cultures.

7 mars

Adriana Serban

« Drawing Boundaries : Audience Design in Literary Translations from Romanian into English » (conférence en français)

Argument de la conférence

La présente étude a pour objet d’examiner l’usage des présuppositions existentielles et des marqueurs déictiques dans un corpus de traductions vers l’anglais de textes littéraires roumains (romans et nouvelles). Partant d’une conception de la présupposition et de la deixis comme vecteurs de l’interaction textuelle, l’article se donne pour tâche de découvrir d’éventuelles différences entre textes de départ et textes cibles et de décrire la part des glissements systématiques ou individuels dans le positionnement du lecteur de la traduction, qui pourra être tout à fait distinct de celui du lecteur d’origine (the translator’s audience design). Cet article démontre que la tendance prédominante dans le corpus est celle de la distanciation : les marqueurs proximaux ont tendance à glisser vers les marqueurs distaux, et il y a une tendance vers l’utilisation des articles indéfinis plutôt que définis dans les textes cibles. Les lecteurs se trouvent donc confrontés à une traduction qui leur demande moins d’engagement que n’en demandait le texte d’origine ; ils sont positionnés, par les textes, comme des observateurs éloignés.

Eric FERNANDEZ HERNANDEZ, Vice doyen de la Faculté de Langues Etrangères Université de La Havane. Cuba.

« L’image du réel ou la réalité de l’image : des réflexions à propos d’une “Pédagogie de l’image“ ».

Argument de la conférence

Le but de notre travail est de faire connaître les principaux concepts et théories dans le domaine de la communication visuelle ainsi que des concepts de créativité, de la psychologie de l’image et de la couleur dans le dessin graphique. En principe, les professeurs (surtout les enseignants de langue étrangère ou langue seconde) doivent créer une « illusion de réalité » pour placer les étudiants dans une situation de communication qui leur permette l’utilisation des diverses formes de construction de la langue et des outils tels que les photos, les gravures, les dessins, les vidéos, etc. Mais le problème de l’image établit une différence entre « langage » et « réalité », seulement cette différence est présente dans toute manifestation du langage où normalement nous avons, au moins, deux « lectures » , donc, où est la vérité, où est la réalité ? Mots clés : image, diathèse, métaphore, ergonomie, illusion, réalité.

14 mars

Mohamed Embarki

« Citadin, urbain, rural : les indices phonétiques d’affirmation identitaire »

Argument de la conférence de Mohamed Embarki

Le caractère prestigieux affecté par la communauté à une variété de langue ou à de simples variables linguistiques dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels le rang qu’occupe le locuteur dans la pyramide sociale. Il y avait une tendance en sociolinguistique à considérer les variables linguistiques utilisées par les classes supérieures de la pyramide sociale comme étant les plus prestigieuses. Des études plus récentes montrent que des pressions s’exercent au sein des communautés linguistiques afin que les locuteurs continuent d’utiliser des variables moins prestigieuses pour des raisons de solidarité communautaire et d’identité culturelle. La ville, lieu de rencontre de communautés variées, est une entité complexe où les modèles linguistiques concurrents citadin, urbain et rural se côtoient. Le contact de ces modèles est souvent générateur d’une variété linguistique nouvelle distincte. A partir d’un corpus oral enregistré dans différents quartiers de la même ville, la durée - un paramètre acoustique - et ses prolongements phonologiques et prosodiques (la quantité vocalique et le débit de parole) sont examinés. Ces indices phonétiques qui traduisent la division urbanistique de la ville permettront de comprendre les raisons de l’attachement des locuteurs à un des modèles linguistiques - pas forcément le plus prestigieux - et de constater la variation dans le temps et l’espace de l’affirmation identitaire. Dans le cadre de ses séminaires de recherche, l’équipe Praxiling, ICAR UMR 5191 CNRS-Montpellier III, vous invite à assister aux deux conférences publiques proposées :

Hamid Alawadhi (Université de Sanaa, Yémen)

« Du bilinguisme à la diversité linguistique »

Argument de la conférence de Hamid Alawadhi

Etat de lieu de l’évaluation du rapport entre le français et l’arabe dans un monde globalisé en train de renforcer l’usage d’une langue dominante. Cette dernière maintient des contacts privilégiés avec les autres langues centrés autour d’elle au détriment d’une diversité linguistique enrichissante. Le français et l’arabe se trouvent dans une position où les acquis du passé sont en danger réel ce qui n’est pas sans conséquences pour l’avenir du leur rapports. Par une approche pluridisciplinaire, deux questions principales seront discutées : Quel est le statut du français dans la sphère arabophone ? Quelles perspectives du rapport entre les deux langues ?

4 avril

Rachel Panckhurst

« Présentation de la grille d’évaluation du concours EASA (European Academic Software Award) »

Dans ce séminaire, nous présenterons le concours européen EASA pour l’évaluation de logiciels émanant de l’enseignement supérieur et de la recherche, et, plus précisément, la grille qui est utilisée pour évaluer les logiciels dans le cadre du concours. Le comité d’organisation du concours (EKMA - European Knowledge Media Association) a créé, sous la direction de Rachel Panckhurst, un chantier de réflexion (EWG - Evaluation Working Group - incluant 5 pays participants : Allemagne, Angleterre, Autriche, France, Suède), afin de réfléchir à la grille d’évaluation et aux problèmes posés par celle-ci. Ces réflexions ont donné lieu à une série de propositions et de modifications à apporter, à la fois à la grille proprement dite, mais également au processus général du concours à court et à moyen terme. Le rapport, rédigé par Sophie David (CNRS UMR 7114, MoDyCo, Paris 10, Nanterre), Rachel Panckhurst (Praxiling ICAR UMR 5191 CNRS - Université Montpellier 3) et Lisa Whistlecroft (Lancaster University) sera présenté au comité EKMA à Oxford en avril 2005.


Avril

Mercredi 13 avril-vendredi 15 avril
colloque sur l’emprunt

Attention ! le colloque a lieu à la salle des colloques.

Programme :

Matin

Jörn Albrecht, IÜD , Université de Heidelberg, PICS : Le « jeu des signifiants » et leur traduction dans les textes des maître-penseurs « post-structuralistes »

Christa Geitner, PICS : Le maître des paons, un roman de J.P.Milovanoff, sa traduction en allemand et la question des emprunts.

Après-midi Président : Jörn ALBRECHT

Geneviève Roux-Faucard, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Paris III, PICS : Emprunt de la langue, emprunt du traducteur : quelques chassés-croisés.

Michael Schreiber, Fachhochschule Köln, PICS : La notion d’emprunt en linguistique et traductologie.

Roger Sauter, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Montpellier 3, responsable du PICS : Emprunt et polysémie.

Jeudi 14 avril à 9 heures

Salle des Colloques

EMPRUNT ET RECOMPOSITION DU SENS

Matin

Valérie Bonnet, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Montpellier 3 : L’emprunt dans les terminologies scientifiques.

Michael Schreiber, Fachhochschule Köln, PICS, Eurospeak et discours : Les emprunts dans les textes de l’Union Européenne.

Roger Sauter, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Montpellier 3, Responsable du PICS : Emprunt et polyphonie.

Jörn Albrecht, IÜD UNiversité de Heidelberg, PICS : Les latinismes en français et en allemand.

Après-midi

Claudine Bavoux, LCF-UMR 8143, Université de la Réunion : Emprunts du français au malgache et stratégies identitaires.

Foudil Cheriguen, Université de Bougie : La reconstruction du sens dans l’emprunt du français au berbère et du berbère au français.

Jean-Marc Sarale, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Montpellier 3 : Signifiance et lexicalisation de quelques emprunts au japonais.

PAUSE

Olivia Guérin, EA 2290 SYLED-RES, Université Paris 3 : Fonctionnement discursif de l’emprunt : une déterritorialisation des pratiques sociales de l’autre.

Paul Siblot, ICAR/Praxiling, UMR 5191, Université Montpellier 3 : Changement d’aire linguistique et modification des points de vue.

Vendredi 15 à 10 heures

Table ronde : Lexique et transferts culturels

Vendredi 13 mai :

JOURNEE DE LEXICOLOGIE, SÉMIOTIQUE, PRAXÉMATIQUE

ICAR 4 - Rhêma et Séméia - LYON 2 ICAR 5 - MONTPELLIER

ISH - Salle André Frossard*

9h30 : accueil à l’ISH

MATINEE

9h45-10h45 : Jacques BRES (Montpellier)

Et si la polysémie du temps verbal n’était qu’un miroir aux linguistes ?

10h45-11h : pause

11h-12h : Joan BARCELO et Adeline PATARD (Montpellier)

La modalité dans les temps verbaux comme mise à l’épreuve de l’approche monosémiste : le cas de l’imparfait et des futurs.

APRES-MIDI

14h-15h : Olivier MONTMAGNON (Lyon 2)

Mondialisation ” dans le lexique et les ouvrages des candidats à l’élection présidentielle de 2002

15h-15h15 : pause

15h15-16h15 : Louis PANIER (Lyon 2)

Cohérence et discours : une approche sémiotique.

16h15-16h30 : pause

16h30-17h00

Discussion générale

Mai

Lundi 23 mai : Conférence publique, de 14h à 15h30
Laurence Rosier : « De l’analyse du discours à l’analyse des parcours... »

Argument de la conférence :

Etudier les formes de l’altérité va en quelque sorte de soi en analyse du discours (désormais AD), notamment depuis les travaux pionniers de Jacqueline Authier. Dans cet article, nous partons des formes grammaticales du discours rapporté (désormais DR) selon les corpus en proposant d’élargir ce discours rapporté à des pratiques sociales et discursives qui mettent en jeu des problèmes de circulation de discours, comme le potin par exemple. Nous tentons de montrer que cette perspective ouvre la voie à la description de nouveaux observables en AD, en en examinant les problèmes méthodologiques (notamment dans le recueil des données empiriques) et théoriques. Nous voudrions commencer par poser quelques questions qui nous paraissent significatives dans l’étude actuelle du DR, pour ouvrir de nouvelles perspectives de travail :

Faut-il traiter une forme spécifique ou bien l’ensemble des formes dans un corpus ? Pourquoi articuler genres de discours et discours rapporté ?

Comment et pourquoi intégrer au DR des modalités conversationnelles particulières comme le potin et le commérage ? Quels en sont les bénéfice(s) pour l’analyse de discours ?

Pourquoi chercher à théoriser la « circulation » des discours ? Quel en est le potentiel heuristique ? Quelles nouvelles formes entend-on traiter par cet élargissement ?

La réflexion sera organsée autour du discours rapporté et de la circulation des discours et présentera une partie théorique visant à modéliser la circulation des discours, et une partie pratique sur des cas concrets.

26-27 mai :
IVe colloque des jeunes chercheurs en Sciences du langage Praxiling (Icar CNRS) . Université Paul-Valéry - Montpellier III « De la langue au discours : l’un et le multiple dans les outils grammaticaux »


Juin

lundi 6 juin
Réunion d’équipe (9h-18h)

Juin

9 et 10 juin :

  • colloque inter-laboratoires - Praxiling, Dipralang et Labo Mémoire et cognition

« Le sens, c’est de la dynamique »

Ce colloque est l’occasion d’impulser une réflexion sur la dynamique de la construction du sens. Deux disciplines des sciences humaines que sont la Psychologie et les Sciences du Langage sont plus particulièrement concernées par cette problématique. L’objectif premier de ce colloque est donc de favoriser les échanges entre les chercheurs de ces deux disciplines autour de la question fondamentale suivante : Comment l’homme construit-il le sens ?


Lundi13 juin

Conférence à deux voix :

  • Bruno Bonu
  • Chantal Charnet

« Analyser les usages de l’Internet : langage et interaction dans un processus d’innovation technologique »

Argument de la conférence :

Le déploiement des espaces numériques de travail (ENT) sur l’ensemble des universités de la région Languedoc- Roussillon offre un vaste terrain d’observation et d’analyse des usages des technologies et des nouveaux services numériques.
L’espace numérique de travail désigne un dispositif global, utilisant les TIC, fournissant à un usager, étudiant ou autre acteur de la vie universitaire, un point d’accès personnalisé à travers les réseaux à l’ensemble des ressources et des services numériques en rapport avec leurs activités. L’ENT représente un point d’entrée unique pour accéder au système d’information et d’échanges pédagogiques et communicationnels de l’établissement aussi bien qu’à l’espace de travail personnel.
Nous présenterons ainsi les choix théoriques et la méthodologie suivie pour mener à bien ces analyses à partir d’exemples pratiques. La recherche est en fait bâtie sur des observations détaillées d’épisodes enregistrés en audiovisuel lors des différentes phases du processus d’innovation technologique :

  • réunions entre groupes de concepteurs et décideurs, ou entre décideurs,
  • présentations des outils par les designers,
  • entretiens provoqués par les chercheurs avec les acteurs du processus,
  • usages saisis en temps réel.

Nous montrerons par l’analyse d’un certain nombre d’épisodes l’importance de ces données à la fois dans la compréhension de la philosophie de conception (implicite ou explicite), des attentes des décideurs et des concepteurs et de l’usage du langage dans des interactions se déroulant dans des environnements technologisés.

Ces exposés s’inscrivent dans les travaux du projet ENTICE (2004-2006) coordonné par Chantal Charnet : « Pratiques attendues et usages réels des environnements numériques dans la mise en œuvre et le déploiement de l’Université Numérique en Région Languedoc- Roussillon (UNR-LR) », qui a reçu une réponse favorable lors du 2e appel à propositions « Usages de l’Internet » (2003) lancé conjointement par le ministère délégué à la recherche, la DATAR auxquels est associée la Caisse des Dépôts et de Consignation.